Le SLFP-Défense veut parler du contenu au lieu de discuter des effets d’un plan

Fin octobre, les médias ont abondamment fait état de la fermeture de casernes. Selon certains, en Flandre Coxyde, Ypres, Gavere, Ostende, Zutendaal, Tielen et Berlaar figureraient entre autres sur la liste. En Wallonie, il s’agirait entre autres de Glons, Nivelles, Liège, Bastogne et Tournai.
Tout se passe sans aucune forme de concertation, de plan social, de respect à l’égard du personnel. L’inquiétude, la préoccupation et l’incertitude sont vivaces chez les militaires et le personnel civil de la Défense.

Malgré nos interventions auprès de diverses instances, nous n’avons encore reçu aucune communication officielle à propos de fermetures ou de déménagements. « Pendant cette législature, aucune caserne ne sera fermée », prétend le Ministre de la Défense Steven Vandeput. C’est pourquoi le SLFP-Défense prie le MOD de rencontrer immédiatement ses partenaires sociaux afin de clarifier les choses, comme tout employeur est tenu de le faire.

A l’approche des futures élections communales et fédérales, le SLFP-Défense constate qu’aucune décision ne sera prise en dehors de la poursuite de la rationalisation à travers certains projets-pilotes liés au insourcing de l’HORECA, de la garde et de la gestion de camps ainsi que d’autres projets tels que le Search & Rescue de Coxyde et la collaboration avec BELGOCONTROL.

Le SLFP-Défense considère que le personnel de la Défense mérite un message très clair sur son avenir avec des dates concrètes afin de lui permettre de planifier ses projets. En effet, l’annonce des fermetures ne fait que conforter l’incertitude de ce même personnel depuis de longues années.

Le SLFP-Défense dénonce le manque de transparence et d’ouverture de la part de l’autorité dans la communication. Il témoigne d’un manque de respect à l’égard du personnel de la Défense et des familles. Il est inacceptable que le plan de l’Etat-major de la Défense ne nous ait pas été soumis jusqu’à présent !

Nous exigeons en tant que partie prenante d’être mis au courant, si l’on veut éviter une tragédie humaine. C’est pour nous le seul moyen de garantir le maintien sur tout le territoire national d’une répartition géographiquement correcte des quartiers miliaires.

Le SLFP-Défense est bien entendu opposé à la fermeture de n’importe quel quartier. Nous songeons aux problèmes qui en découlent pour nos militaires et leurs familles. Ils méritent mieux ! Le personnel est d’ailleurs las des réformes et il mérite la stabilité.
Pour le SLFP-Défense il est exclu de revivre un drame comparable à celui de 2009 lors de l’accomplissement de la transformation « De Crem ».

Edwin LAUWEREINS
Président SLFP-Défense

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